vendredi 11 avril 2025

Lettre à mes amis de l 214

En complément du N°151 de l'Anjou laïque

Article du 03/09/2020 de Fabrice Nicolino, journaliste à Charlie Hebdo
https://charliehebdo.fr/2019/09/ecologie/lettre-a-mes-amis-de-l-2-1-4/

 

J’aime les animaux d’un amour inconditionnel. Comme j’ai l’intention d’être sincère, je dois reconnaître une préférence pour les animaux sauvages. Le martinet ou le bourdon à cul blanc, le jaguar ou le grillon, le loup ou la belette, l’éléphant ou la souris. Mais j’adore tout de même, et le mot reste faible, les poules et les canards, ces grosses dondons de vaches broutant leur repas, les pères cochons se baignant dans la boue. Et ne me parlez pas des ânes et des chevaux.

Il y a dix ans, j’ai écrit un livre dédié « aux animaux morts sans avoir vécu ». Dans Bidoche, qui a rencontré le succès, je racontais l’histoire, la folle histoire de la transformation d’êtres vivants en simple marchandise. Le passage du tout merveilleux au morceau, à la chose. La totale barbarie humaine infligée aux bêtes.

Et c’est alors que je t’ai rencontrée, toi, Brigitte Gothière, qui n’avais pas encore fondé avec quelques autres – dont ­Sébastien Arsac et Antoine Comiti, passionnant découvreur d’informations – L214.

Nous nous sommes vus dans un cénacle officiel. À la mairie du 2e arrondissement ? Ou bien dans quelque salon de l’Assemblée nationale, où

mercredi 15 janvier 2025

Jusqu’à quand ?

 Complément de l'article "Femmes en Afghanistan, en Iran, et ailleurs : jusqu'à quand ?" du numéro 150

 

 Jusqu’à quand ?

Recouverte de l’ignoble chadri, chacune de nous porte le noir du deuil
Jusqu’à quand toute cette ignominie faite aux femmes ?
Jusqu’à quand ?
Tous les peuples se sont envolés aux cieux de la science et des arts
Et nous, nous, jusqu’à quand roulerons-nous au précipice de l’ignorance ?
Jusqu’à quand ?
En Europe, les femmes ont obtenu le droit de travailler et de voter
Jusqu’à quand nos hommes nous tueront ils à la tâche ?
Jusqu’à quand ?
Alors que les étrangers respectent et chérissent leurs femmes
Jusqu’à quand, ici, les femmes seront des moins que rien ?
Jusqu’à quand ?
Si seulement s’ouvraient les yeux de nos hommes disant d’une seule voix :
Jusqu’à quand ces femmes enchaînées, prisonnières ?
Jusqu’à quand ?
Jusqu’à quand les droits des femmes seront-ils piétinés en ce pays
Jusqu’à quand, nous, les femmes voilées, serons plaintives et douloureuses
Jusqu’à quand ?


Mastoura Afghân,
dans Le cri des femmes afghanes.
Anthologie établie et traduite par Leili Anvar, aux éditions Bruno Doucey.
Prix Ganzo 2023.


Le mot de l’éditeur :

Il existe « un cri du silence » comme il existe des silhouettes sans visage et des visages sans voix. En Afghanistan, depuis longtemps déjà, l’oiseau noir de la peur paraît s’être juché sur l’épaule des femmes. Du monde libre qui est le nôtre, nous les imaginons invisibles et muettes sous la burqa, condamnées à la misogynie aveugle, recluses dans le poing d’une domination archaïque. Pourtant en Afghanistan, comme ici, des femmes lisent et écrivent. Des vers. Des chants. De la poésie. Des mots qui ouvrent en elles, et autour d’elles, un espace de liberté où ce qui est interdit, tabou, bafoué, vient sourdre comme une source à la surface de la terre. Les langues se délient. Les corps parlent. L’âme trouve une voix. Et l’eau de leurs poèmes irrigue le monde d’une espérance que l’on n’attendait plus. Oui, le courage des femmes dévoile ici son vrai visage.


mercredi 3 juillet 2024

Êtes-vous Démocrate ou Républicain ? par Régis Debray

Sublime article paru en 1995 dans le Nouvel Observateur. C’est l’approfondissement d’un premier texte de novembre 1989. Il est à lire et à relire. Il montre combien nous nous sommes éloignés de nous-mêmes pour nous américaniser.

 
La question ne sera-t-elle donc jamais posée ? Celle qui commande à tous les débats du jour l’identité d’une république, par quoi notre pays fait, en Europe et dans le monde, exception. Hier, un Code de la Nationalité. Aujourd’hui, un foulard. Demain, n’importe quoi : polémiques écrans, batailles sans raison. On ne guérira pas ces mauvaises fièvres sans en déceler la cause première.

Nous payons tous à présent, par une indéniable confusion mentale, la confusion intellectuelle entre l’idée de république issue de la Révolution française, et l’idée de démocratie, telle que la modèle l’histoire anglo-saxonne. On les croit synonymes, et chacun de prendre un terme pour un autre. Pourquoi les distinguer ? La société libérale et consumériste n’est qu’une figure parmi d’autres de la démocratie, mais si dominante et communicative qu’on la croit obligatoire, y compris dans les pays où la démocratie a pris d’autres visages.

Refuser par exemple à une jeune musulmane l’entrée d’une salle de classe tant qu’elle ne laisserait pas son voile au vestiaire ? « Bonne action », clamera le républicain. Non, « mauvaise action ! » s’indignera le démocrate. « Laïcité », dira l’un. « Intolérance », dira l’autre. (Vous et moi avons répété la scène ces derniers temps.) Querelle de mots ? Non : quiproquo des principes.

On peut se dire républicain sans se conduire en démocrate : certains voient même là notre

vendredi 12 avril 2024

Interview de Michel Seelig

Michel Seelig a été interviewé en décembre 2023 par le journal Respublica 1 suite à un article paru dans le figaro, faisant suite lui-même à un dépôt de proposition de loi de F.I. visant à abroger l'heure de catéchisme inclus dans l'horaire obligatoire scolaire en Alsace-Moselle.
Michel Seelig travaille depuis des années sur les régimes dérogatoires d’Alsace et de Moselle. Sur ce sujet il a écrit plusieurs ouvrages. Il fut chef d'entreprise, universitaire, élu municipal, responsable associatif, président du Conseil de l'I.U.T. de Metz.
NDLR : Respublica est le journal de la gauche républicaine, laïque, écologique et sociale .

Philippe Duffau : M. Seelig, vous avez tenu à relever un certain nombre d’erreurs et omissions à propos d’un article paru dans Le Figaro suite au dépôt d’une proposition de loi par le groupe parlementaire LFI.
Michel Seelig : L’article affirme que « l’enseignement religieux [est] dispensé depuis 1872 dans les écoles publiques ». Or, c’est ignorer (volontairement ?) qu’il s’agit en fait d’une application de la loi Falloux, loi française de 1850 que les Allemands avaient en grande partie maintenue.

PhD : Qu’en est-il de la fréquentation des cours d’enseignement religieux de la morale ?
MS : L’article fait état de la participation de 40 % des élèves, sans préciser qu’il s’agit-là des chiffres de l’enseignement primaire et qu’au collège et au lycée la participation est encore beaucoup plus faible. Surtout, il n’indique pas que

jeudi 11 avril 2024

Loi immigration, quelles conséquences sur les formations civiques de l’OFII ?

La FOL 49 propose aux migrants des journées formation dans le cadre de l’OFII, assurées par Baptiste Lagrue et Alexandre  Anger.
Baptiste a pris le temps avec les lignes qui suivent de présenter aux lecteurs de l’Anjou Laïque les conséquences possibles d’un durcissement des conditions d’accueil des migrants.


Depuis maintenant deux ans, la Fédération des Œuvres Laïques du Maine et Loire accompagne les adultes primos-arrivants dans leur intégration en France par le biais des formations civiques et citoyennes de l’Office Français de l’Immigration et de l’Intégration (OFII). C’est dans le cadre du contrat d’intégration républicaine (CIR) que tout étranger non européen admis au séjour sur le territoire français conclu un contrat avec l’Etat Français dans lequel il s’engage dans un parcours d’intégration.  La formation se veut pédagogique et interactive et a pour objectif d’instruire les règles de vie ainsi que les valeurs de la république française en abordant des thématiques telles que: l’emploi, la parentalité, le logement et l’histoire de France.
Cependant depuis maintenant quelques mois, le cadre régissant l’accueil et l’intégration des primo-arrivants en France est mis à mal. En cause le vote de

mercredi 10 avril 2024

Daniel ROUGER, texte d'Alain Pantais

Sa jeunesse
Daniel Rouger est né à Seiches, le 25 janvier 1905 (l’année de la loi de séparation des Eglises et de l’Etat), où ses parents dirigent l’école publique. C’est dans ce milieu qu’il passe sa jeunesse et il y trouve certainement des raisons qui lui font choisir la belle carrière de l’enseignement. Son frère Pierre, et sa sœur cadette Lucette, suivront cette même orientation.
Après des études primaires auprès de sa mère (il perd son père en 1910), et des études primaires supérieures à Bressuire, il entre à l’école normale d’Angers, où il fait partie de la promotion 1921-1924.
En même temps qu’il poursuit son instruction générale, il commence également son instruction militaire, et suit, comme beaucoup de ses camarades, les cours préparatoires au grade d’officier de réserve.

L'instituteur
Sorti de l’École Normale, Il va incarner ceux que l’on appelle sous la IIIe République « les hussards noirs ». Ces instituteurs sortis du peuple, pénétrés de la dignité de leur mission, dans un esprit de total dévouement, de sacrifices librement consentis, avec un seul but : former des hommes libres, les futurs citoyens de la République. Il exerce quelques mois à

jeudi 29 juin 2023

Le Conseil des sages de la laïcité ou l'assassinat par enthousiasme

Le ministre de l'Éducation nationale, M. Pap N'Diaye a signé un arrêté du 12 avril 2023 qui n'a guère attiré l'attention que de quelques journalistes, car la lecture assidue du bulletin officiel de l'Éducation n'est pas une activité très répandue. Le texte n'est pourtant pas sans intérêt car il modifie de manière très substantielle le Conseil des sages de laïcité. Et l'ampleur du bouleversement est telle qu'il s'agit en réalité d'un assassinat, mais d'un assassinat par enthousiasme. Cette technique, bien connue au sein de l'"État profond" consiste à chanter les louanges d'une institution, puis à la réformer de telle manière qu'elle ne puisse plus remplir sa mission.
L'arrêté du ministre utilise trois techniques pour parvenir à cette fin. Il modifie la composition du Conseil, dilue ses compétences, et interdit tout contact avec les acteurs du système.
 
Modifier la composition
 
On se souvient que le Conseil des sages de la laïcité a été créé par Jean-Michel Blanquer, prédécesseur de M. Pap N'Diaye et attaché au principe de laïcité, tel qu'il est affirmé par la Constitution et mis en oeuvre par la loi de séparation du 9 décembre 1905 et par le principe de neutralité. Installé en janvier 2018, le Conseil a pour mission de "préciser la position de l'institution scolaire en matière de laïcité (...)" et de conseiller les différents acteurs de l'Éducation nationale pour les aider à résoudre les problèmes concrets qu'ils rencontrent. Présidé par Dominique Schnapper, il était constitué d'une vingtaine de membres, parmi lesquels des personnalités fermement attachées au principe de laïcité, notamment Ghaleb Bencheikh, président de la Fondation pour l'islam de France, des universitaires comme Catherine Kintzler ou Frédérique de la Morena, ou encore Laurent Bouvet qui en resta membre jusqu'à son décès en décembre 2021.

mardi 13 juin 2023

Et l'USEP, quelles nouvelles ?

L'USEP (Union Sportive de l'Enseignement Primaire) de Maine-et-Loire a organisé, le 2 avril sur l'espace du Centre Bouëssé – La Garenne à Mûrs-Erigné, un deuxième « Défi Nature ». Mais l’Usep, c’est bien plus que cela !

Usep : Cet acronyme bien connu des lecteurs de l'Anjou Laïque désigne le secteur sportif scolaire de la Ligue de l’enseignement, qui, en tant que fédération sportive scolaire membre du CNOSF, contribue à la formation sportive et citoyenne des enfants des écoles primaires publiques pour une société humaniste, laïque et solidaire.
Les enseignants des Écoles Publiques du 49 connaissent bien généralement cette branche de la Ligue et de la FOL 49. L’affiliation de leur école à l’Usep permet aux enseignants d’inscrire leurs élèves dans une pratique régulière, réfléchie et motivante du sport scolaire. En plus, la lecture de l'Anjou Laïque leur est offerte. Il en est parfois, rares, qui oublient le lien historique et toujours actuel entre FOL et USEP. Le Cross Usep des écoles publiques qui fut organisé pendant de nombreuses années à Montreuil-Juigné était l'occasion d'afficher ce lien. On peut d'ailleurs regretter que ce « Cross » qui était le grand moment sportif et festif de l'École Publique, n'ait pu poursuivre son existence.

jeudi 13 avril 2023

Anjou Laïque N°143 : Erreur mots croisés

Bonjour
 
Chers abonnés passionnés de mots croisés vous avez du être déçus par ceux du numéro 143 (avril, mai, juin 2023) de l'Anjou Laïque que vous venez de recevoir, en effet la grille est correcte mais les définitions ne correspondent pas (ce sont celles du n° 141).
 
Voici donc les définitions du n° 143 :
 

lundi 12 juillet 2021

Courrier des lecteurs : 1905

Par la loi du 9 décembre 1905, l’Etat et les institutions publiques se séparent (se débarrassent) des Églises, de fait, l’Église catholique.

C’est elle seule l’unique véritable révolution du XXe siècle puisqu’elle rompt enfin avec plus de mille ans de soumission de l’État à une religion officielle qui bénissait les rois sous l’huile sacrée et soumettait les Républiques à la signature d’un traité exclusif, le Concordat. Révolution à portée universelle ou quasiment par ce que l’on appelle la laïcité où l’État et les institutions publiques accèdent à leur souveraine indépendance et deviennent neutres en matière de religion.

dimanche 11 juillet 2021

La base de Blida pendant le putsch des généraux, par Jacques Lambour publié le 13 mai 2011 (modifié le 9 avril 2019)

Le comportement des appelés du contingent pendant le putsch des généraux est connu : dans une grande partie des régiments, ils ont manifesté leur soutien aux autorités légales de façon active ou passive, et ont refusé de suivre ceux de leurs chefs qui ont voulu s’engager dans la tentative de coup d’État. Ce fut l’une des causes principales de l’échec du putsch.

Nous reprenons ci-dessous un témoignage que nous a adressé Jacques Lambour, membre de l’Association des anciens appelés en Algérie et leurs amis contre la guerre d’Algérie, qui a vécu cet épisode sur la base de Blida [1]. Ce texte peut être rapproché d’autres témoignages, ceux notamment de René Collinot et d’Alain Amsellem.

Les appelés de la base aérienne de Blida et le putsch des généraux

samedi 10 juillet 2021

Liberté d'expression et liberté de croyance

Sur son blog de Médiapart, le philosophe Yvon Quiniou a répondu vertement au sociologue François Héran. Ce dernier, suite à l'assassinat de Samuel Paty, a écrit un livre adressé aux professeurs sur la liberté d'expression à l'endroit des religions. Dans une interview donnée au journal le Monde, il en explique le sens et la teneur. Cet entretien est disponible sur le blog de l'Anjou laïque. Ici, avec son autorisation, nous publions la tribune d'Yvon Quiniou. Nous pensons en effet que dans l'espace civil d'une société laïque, la critique des religions a lieu d'être, ainsi que leur défense.

Décidément, une partie du monde intellectuel français atteint des sommets d’inintelligence théorique et d’indignité idéologique. C’est ainsi que François Héran, pourtant professeur en titre au Collège de France, vient d’écrire un livre critique vis-à-vis de la liberté d’expression dans le domaine religieux, suite à l’horrible assassinat de Samuel Paty, qui en avait été pourtant un excellent exemple.

La commune de Paris du 21 mars au 27 mai 1871

A l’époque le département de Maine & Loire est dominé par un clergé réactionnaire. Et en 1871 aux élections législatives les conservateurs auront 4 fois plus de voix que les républicains. Les « honnêtes gens » triomphent sauf dans le Baugeois. La ville de Trélazé est la seule commune où l’agitation perdure. « Tout ce qu’il y a de plus vil » a donc triomphé à Paris seulement. Il y a divorce entre la Province & Paris où le ministère choisi par Thiers est composé lui d’honnêtes gens d’après le curé de Seiches en Maine & Loire.

Changement de nom de certaines communes en Maine & Loire

 Décidément, la centralisation technique continue. Au motif que les intérêts sociaux (santé) & civique (éducation) commandent, on enregistre dans ce département (et sans doute ailleurs) des regroupements de communes. Exemple en Maine & Loire :
Belleville en Layon (dont Thouarcé en est le cœur). Erdre en Anjou (Verne d’Anjou, etc...). Les Hauts d’Anjou (Champigné...). Loire-Authion (La Daguenière). Longuenée en Anjou (Le Plessis Macé, etc...). Lys au Layon (Vihiers). Ombrée d’Anjou (Pouancé, etc...). Val d’Erdre Auxence (Le Louroux-Béconnais).
Espérons que chacun s’y reconnaîtra... Mais les natifs d’Anjou aujourd’hui « expatriés » ou ceux qui y ont séjourné avant... risquent d’en oublier les règles de la Boule de Fort.

vendredi 9 juillet 2021

Le communautarisme

Il se réclame de la « Gauche » mais il est caractériel au motif d’une injonction à la diversité. Il est en fait paranoïaque au motif du respect de l’identité : ainsi aboutit-on à la notion d’ « Indigènes de la République ». Il nie dans les faits la liberté individuelle ; il va à l’encontre de la devise française « Liberté, Égalité, Fraternité ». D’après cette devise, nous ne connaissons que des citoyens partageant des valeurs communes, au-delà des croyances de chacun.
Le communautarisme justifie le séparatisme au nom de valeurs supérieures à tout. Valeurs qui dans la pratique se révèlent essentiellement éthiques ou religieuses.
Se référer à sa communauté peut-être à l’origine du racisme (et parfois de génocides...), même si dans certains cas c’est un substitut à « la famille » dans certaines « périphéries ».

Garde à vous, fixe !


L’obéissance. Voilà le maître mots de nos sociétés. Soit par interêt marchand (commercialisation doit prévaloir), soit par impératif divin pour certains croyants. La citoyenneté (c’est à dire, la totale égalité entre les membres d’une nation qui partagent les mêmes valeurs émancipatrices) est désormais transformée. C’est la consommation qui est le centre d’intérêt des producteurs & des publicitaires à leurs services. (1) (2)
L’obéissance est engendrée par la publicité désormais omniprésente avec la télévision. Quelques soient les raisons, la consommation est désormais la loi.
Garde à vous fixe!

JPB


(1) Et n’oublions pas les politiques dont ici et là certains chefs d’état comme le Hongrois ou le Brésilien (d’aujourd’hui). Y compris les dirigeants islamistes comme en Turquie.
(2) La liste est longue de ces malfaisants...

Avril 2021, avril 1961

En avril, dans une tribune publiée dans l'hebdomadaire d'extrême droite Valeurs actuelles, des généraux et plus d'un millier de militaires ont menacé d'une intervention armée si, à leur avis, notre société continuait à se déliter. « Des hordes venues des banlieues » la mettraient en péril. À leur façon ils ont commémoré le putsch des généraux Challe, Jouhaud, Salan, Zeller d'avril 1961 à Alger. Notre ami Jacques Lambour, non plus, n'oublie pas cette tentative de coup d’État. Sur la base aérienne de Blida, il fut un acteur de son échec. Il y a dix ans il écrivit un texte pour rappeler ces jours et nuits de résistance des soldats du contingent. Vous pouvez le consulter sur le blog de l'Anjou laïque. Depuis, à force de recherches, il apprit l'identité de la seule victime de cette insubordination au défi délictueux du quarteron de généraux. Il a su son identité, mais aussi la raison de sa mort : Pierre Brillant fut abattu en défendant le transmetteur radio d’Ouled Fayet. Jacques, le militant de la paix, Jacques, le révolté au cœur tendre, en ce mois d'Avril 2021 lui rendit hommage.

J. P.

samedi 3 avril 2021

UCO

Suite immédiate à l’article 1er de la loi du 26 juillet 1875 relative à la liberté de l’enseignement supérieur promulguée par le maréchal-président de la République de Mac Mahon, duc de Magenta, a été créée le 1er octobre 1875 par l’évêque Freppel ultramontain et contre-révolutionnaire, sous l’autorité du cardinal-archevêque concordataire de Rennes, une Faculté libre de droit à Angers qui peu à peu s’ouvrit à d’autres disciplines et d’autres lieux pour devenir l’actuelle Université Catholique de l’Ouest, UCO, couvrant les régions des Pays-de-la-Loire et de Bretagne par une variété considérable d’écoles, d’instituts et de matières enseignées à prix élevés.

UCO consacrée dit-on à la Vierge immaculée, maîtresse de toute science est placée sous la tutelle directe du Vatican qui nomme le recteur par l’entremise de la Congrégation romaine pour l’Éducation catholique mais bénéficie sans cesse de subventions publiques de fonctionnement ou d’investissement accordées par les villes, les départements et les régions d’implantation. Exemple : ce titre en gras d’un article du Courrier de l’ouest d’octobre 2004 : « La Région va aider au redressement de la Catho ».

jeudi 1 avril 2021

18 mars 1871

Aujourd’hui, c’est le cent cinquantième anniversaire de la Commune de Paris que l’on ne célèbrera pas, ni ne commémorera, car ce n’est pas le lieu ici, sauf à se souvenir que pour la seconde fois en France et en termes clairs et nets, elle a proclamé la séparation de l’Etat de l’Eglise catholique concordataire par un décret du 3 avril 1871 dont voici les termes :

Considérant que le premier des principes de la République française est la liberté ;

Considérant que la liberté de conscience est la première des libertés ;

Considérant que le budget des cultes est contraire au principe, puisqu’il impose les citoyens contre leur propre foi ;

Considérant, en fait, que le clergé a été le complice des crimes de la monarchie contre la liberté,

ART. 1er. L’Eglise est séparée de l’Etat.

dimanche 10 janvier 2021

Reconstruire la république laïque

Par LE COLLECTIF LAÏQUE NATIONAL

Après l’assassinat de Samuel Paty, enseignant de l’école de la République, le 16 octobre 2020, la tuerie du 29 octobre à Notre-Dame de Nice, vient nous rappeler les enjeux auxquels notre pays se trouve de nouveau confronté.
Samuel Paty, enseignant d’Histoire-Géographie, était égorgé puis décapité devant son collège, dans un acte d’abjecte barbarie, par un islamiste de 18 ans, nourri au poison de l’extrémisme religieux, de la haine de la liberté de penser et de la haine de l’autre.
Le crime de Samuel Paty ? Avoir fait son métier, simplement, courageusement. Avoir, comme chaque année, illustré un cours d’Enseignement moral et civique sur la liberté de la presse par des caricatures. Parmi ces caricatures, celles publiées par Charlie, qui valurent à ses membres les plus éminents de mourir sous les balles d’autres fous de dieu. Samuel Paty, dont nous ne répéterons jamais assez le nom, était l’objet, depuis deux semaines de la vindicte de parents islamistes radicaux, qui avaient ameuté les réseaux salafistes et fréristes. Cette lapidation virtuelle s’est transformée en une mise à mort bien réelle devant une administration et une police prises de court.