Retrouvez le tout dernier Anjou Laïque avec au sommaire :
- l'Islam est il soluble dans la démocratie ?
- A propos de la loi 1905
- Brève histoire du poing levé
- Pierre Joubert
- Les Amis du Bon Cinéma
- Les délires de Nono
mercredi 9 mai 2012
TELECHARGEZ LE NUMERO 99
Le numéro 100 de l'Anjou Laïque
venant juste de sortir, vous pouvez télécharger le N°99 gratuitement
en cliquant sur le lien ce dessous.
Bonne lecture
mardi 6 mars 2012
La loi 1905 dans la constitution
François
Hollande prévoit la constitutionnalisation de la loi de 1905. Faudrait-il s'en
réjouir ?
Voici ce qu'il vient
d'écrire aux représentants des religions reconnues en Alsace Moselle
"Bien loin de porter atteinte aux règles qui
régissent, de façon particulière, les relations entre l’Etat et les cultes
concordataires en Alsace-Moselle, elles seront au contraire confortées dans
leur spécificité, en se voyant reconnues au niveau constitutionnel"
Ci-dessous
un article paru dans le Journal Le Monde.
Pourquoi
nous sommes Alsaciens, laïques et contre le Concordat
LEMONDE.FR
| 17.02.12 | 09h23
Dans
un article publié dans Le Monde du 10 février 2012 ("Pourquoi nous sommes Alsaciens, laïcs et
pour le Concordat"),
Roland Ries, sénateur-maire de Strasbourg, se revendique "concordataire"
et affirme appartenir, tout comme les principaux leaders politiques alsaciens –
du PS à l'UMP, en passant par le Modem et Europe Ecologie – "à la très
grande majorité des Alsaciens et Mosellans, d'obédiences religieuses diverses,
laïques ou même athées, qui soutiennent le régime concordataire".
Aucune enquête sérieuse ne confirme à ce jour de telles affirmations. Bien au
contraire, comme partout ailleurs sur le territoire français, les pratiques
religieuses
lundi 5 mars 2012
Principes républicains et christianisme
Et bien oui, il y a parfois des
articles qui m'agacent dans l'Anjou
laïque. Si je me suis abstenue jusqu'à ce jour de
réagir, c'est parce que le ton des dits articles ne m'y incitait
pas. Quand celui qui écrit pense détenir la Vérité et ironise sur
ceux qui ne pensent pas comme lui, je me dis que c'est inutile de
répondre. Quand on confond le combat pour la laïcité avec
l'athéisme militant, selon moi, on contrevient aux principes de la
laïcité...(Heureusement il y a aussi dans l'Anjou
laïque des articles bien documentés et argumentés fort
intéressants!)
Puisque J.Proult fait appel à la
participation des lecteurs, je voudrais aujourd'hui faire quelques
remarques à propos de l'article de Patrick Duyts, « Le Front
National ..et la Laïcité ». Je n'ai pas lu ni écouté Marine
Le Pen pour savoir si elle a dit précisément que « les
principes républicains de Liberté, d' Égalité et de Fraternité
étaient issus de la doctrine fondamentale de l’Église », ce
qui est certain c'est que sa prétendue laïcité n'est qu'une
machine de guerre contre les musulmans, là-dessus je suis bien
d'accord avec l'Anjou Laïque. Mais ce que je
reproche à l'article de P. Duyts, c'est de
jeudi 16 février 2012
Lettre à Ouest France
Une lettre à Philippe Boissonnat, sur la dette publique d'Ageorges Alain.
Philippe Boissonnat
Attaché à la rédaction en chef
Ouest France
Monsieur,
Vous avez réalisé, le 12-13 novembre 2011, avec vos deux collaborateurs Elisabeth BUREAU et Mélanie CONTENT, le dossier sur le thème « D’où vient cette dette si difficile à réduire ? »
Votre approche, me semble-t-il, est à la fois partielle et partiale et elle participe à la chape de plomb instaurée par les pouvoirs financiers et politiques sur une question dont la solution choisie déterminera à terme le maintien de la démocratie politique et sociale.
Dans ces conditions, je me permets de vous soumettre les remarques et interrogations suivantes.
- Est-il possible d’aborder la dette publique actuelle sans la resituer dans le cadre des modifications du système de financement monétaire des besoins financiers collectifs de l’Etat- tout d’abord strictement en France avec la loi du 3 janvier 1973 et ensuite dans le cadre des traités européens – article 104 du traité de Maastricht 1992 (retranscrit dans le droit français avec la loi du 4 août 1993) et article 123 du traité de Lisbonne (2007).
Ces textes ont abouti à l’abandon des prérogatives de financement à moindre coût de l’Etat par la banque centrale, et cela au profit des banques commerciales privées. Sur une dette publique évaluée à 1650 milliards d’euros les banques privées ont détourné en toute légalité 1500 milliards d’euros des caisses de la nation au titre de la charge de la dette (intérêts) et elles ont contribué à l’alourdissement du service de la dette (intérêts + remboursement annuel du capital emprunté).
- Pourquoi ne revenez-vous jamais sur le rôle de la banque de France et du trésor public dans le marché monétaire entre 1945 et 1973, en dépit de l « omerta » sur le sujet caractérisée par les statistiques de l’INSEE sur la dette publique qui, à la différence des autres comptes nationaux ne commencent pas après 1945 mais en 1978. D’autres données existent, auprès du trésor et de la banque de France mais elles sont difficilement accessibles. Pour votre information je vous signale notamment le travail réalisé en 1958 par André TIANO sur le rôle du trésor public sur le marché monétaire.
Faute d’une approche rigoureuse vous
Philippe Boissonnat
Attaché à la rédaction en chef
Ouest France
Monsieur,
Vous avez réalisé, le 12-13 novembre 2011, avec vos deux collaborateurs Elisabeth BUREAU et Mélanie CONTENT, le dossier sur le thème « D’où vient cette dette si difficile à réduire ? »
Votre approche, me semble-t-il, est à la fois partielle et partiale et elle participe à la chape de plomb instaurée par les pouvoirs financiers et politiques sur une question dont la solution choisie déterminera à terme le maintien de la démocratie politique et sociale.
Dans ces conditions, je me permets de vous soumettre les remarques et interrogations suivantes.
- Est-il possible d’aborder la dette publique actuelle sans la resituer dans le cadre des modifications du système de financement monétaire des besoins financiers collectifs de l’Etat- tout d’abord strictement en France avec la loi du 3 janvier 1973 et ensuite dans le cadre des traités européens – article 104 du traité de Maastricht 1992 (retranscrit dans le droit français avec la loi du 4 août 1993) et article 123 du traité de Lisbonne (2007).
Ces textes ont abouti à l’abandon des prérogatives de financement à moindre coût de l’Etat par la banque centrale, et cela au profit des banques commerciales privées. Sur une dette publique évaluée à 1650 milliards d’euros les banques privées ont détourné en toute légalité 1500 milliards d’euros des caisses de la nation au titre de la charge de la dette (intérêts) et elles ont contribué à l’alourdissement du service de la dette (intérêts + remboursement annuel du capital emprunté).
- Pourquoi ne revenez-vous jamais sur le rôle de la banque de France et du trésor public dans le marché monétaire entre 1945 et 1973, en dépit de l « omerta » sur le sujet caractérisée par les statistiques de l’INSEE sur la dette publique qui, à la différence des autres comptes nationaux ne commencent pas après 1945 mais en 1978. D’autres données existent, auprès du trésor et de la banque de France mais elles sont difficilement accessibles. Pour votre information je vous signale notamment le travail réalisé en 1958 par André TIANO sur le rôle du trésor public sur le marché monétaire.
Faute d’une approche rigoureuse vous
mercredi 15 février 2012
Laïcité et philosophie
Constantin et Théodose : L’épée spirituelle et l’épée temporelle
L’idée de laïcité s’est forgée à partir d’une réalité marquante dans tout l’Occident : la collusion du politique et du religieux. Collusion qui se manifeste dès Constantin et Théodose à Rome, lorsqu’on décide que le christianisme sera l’unique religion d’empire et que, notamment après Théodose, au IVème siècle après J.C., on détruit toutes les bibliothèques de l’Antiquité. Une époque terrible où va se forger le thème des deux glaives. L’épée spirituelle et l’épée temporelle. Celle de l’excommunication, on exclut quelqu’un parce qu’il n’est pas dans la ligne. Celle de la sanction physique qui tue. L’Eglise va se doter d’une orthodoxie en dehors de laquelle il n’y a qu’hérésie, c'est-à-dire dissidence. L’hérésie arienne est la première réprimée, dès le IVème siècle : elle niait la divinité du Christ, considérant qu’il était un prophète, un homme inspiré par Dieu, et non pas Dieu lui-même incarné. Or l’Eglise interdit qu’on nie l’incarnation, qui distingue notamment le christianisme du judaïsme (Moïse n’est que prophète, il n’est pas Dieu incarné). L’autre grande hérésie est celle des Cathares, au XIIème siècle, également violemment réprimée : ils étaient accusés d’être des adorateurs du diable. Rappelez-vous l’ordre du légat du pape : “ Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ”.
Cette collusion va durer en gros quinze siècles, de la fin du IIIème siècle à la Révolution française. Quinze siècles d’extrême violence, liée au fait que la foi dicte la loi. Cela se traduit par la production d’une
L’idée de laïcité s’est forgée à partir d’une réalité marquante dans tout l’Occident : la collusion du politique et du religieux. Collusion qui se manifeste dès Constantin et Théodose à Rome, lorsqu’on décide que le christianisme sera l’unique religion d’empire et que, notamment après Théodose, au IVème siècle après J.C., on détruit toutes les bibliothèques de l’Antiquité. Une époque terrible où va se forger le thème des deux glaives. L’épée spirituelle et l’épée temporelle. Celle de l’excommunication, on exclut quelqu’un parce qu’il n’est pas dans la ligne. Celle de la sanction physique qui tue. L’Eglise va se doter d’une orthodoxie en dehors de laquelle il n’y a qu’hérésie, c'est-à-dire dissidence. L’hérésie arienne est la première réprimée, dès le IVème siècle : elle niait la divinité du Christ, considérant qu’il était un prophète, un homme inspiré par Dieu, et non pas Dieu lui-même incarné. Or l’Eglise interdit qu’on nie l’incarnation, qui distingue notamment le christianisme du judaïsme (Moïse n’est que prophète, il n’est pas Dieu incarné). L’autre grande hérésie est celle des Cathares, au XIIème siècle, également violemment réprimée : ils étaient accusés d’être des adorateurs du diable. Rappelez-vous l’ordre du légat du pape : “ Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ”.
Cette collusion va durer en gros quinze siècles, de la fin du IIIème siècle à la Révolution française. Quinze siècles d’extrême violence, liée au fait que la foi dicte la loi. Cela se traduit par la production d’une
mardi 14 février 2012
« La République contre son École » : L'argent public coule à flot dans les caisses du privé !
Le nouvel ouvrage d'Eddy Khaldi et de Muriel Fitoussi est à la fois accessible à tout public intéressé par la question traitée et à la fois complet et dense.
Aucun aspect n'est oublié et les documents de référence sur lesquels s'appuient les deux auteurs ne laissent aucun doute.
La Droite permet à l’Église catholique qui structure son réseau parallèle à siphonner les caisses de l’État et des collectivités territoriales, parfois en toute illégalité.
Quant à la Gauche, elle continue, au nom de la paix scolaire à faire des concessions à une école privée qui, elle, n'a jamais enterré la hache de guerre.
Il lui faut toujours plus et tout de suite !
La loi Carle votée par la majorité parlementaire aux ordres contraint les communes à financer les écoles privées des communes environnantes. Les municipalités sont ainsi obligées à financer directement une école concurrente à celle publique qu'elles ont fait ouvrir et qu'elles entretiennent!
Aujourd'hui, alors que la loi Debré ne reconnaissait que les relations entre l’État et les établissements scolaires privés sous contrat, l’État et ceci depuis les accords Lang – Cloupet (1992-1993) arrive à négocier directement avec la hiérarchie catholique. Merci à Lang qui depuis se prend pour un chantre de la laïcité!
Le 4 août 2011, la Fondation pour l'école, officine cléricale, classée d'utilité publique obtient du ministère de l'intérieur, la capacité d'abriter des fondations en son sein.
C'est une provocation contre la République que de choisir la date anniversaire de l'abolition des privilèges ( nuit du 4 août 1789) pour attribuer à l’Église et à sa hiérarchie un privilège exorbitant !
« La Fondation pour l'école devient une des rares fondations françaises capables de proposer aux grands bienfaiteurs (particuliers et entreprises) de créer une fondation sous égide dans le domaine de l'éducation. »
Les intégristes comme « les Chrétiens de la Cité » ne se sont pas laissés prier, ils ont appelé sur leur site, les « chrétiens » à échapper à l'ISF en indiquant l'adresse des troncs ...Oh pardon des fondations, à remplir!?
La défiscalisation des dons s'élève à 75% des assujettis à l'ISF jusqu'à 50 000 € par an....
La reconnaissance d'utilité publique est illégale mais la droite n'en a cure!?
Rappelons pour mémoire la loi :
« L'établissement sollicitant sa reconnaissance d'utilité publique doit poursuivre un but d'intérêt général, non contraire à la loi et n'empiétant pas sur les compétences normalement dévolues à la puissance publique »....
Cette défiscalisation constitue une subvention publique de plus, en marge de la loi.
Ce livre donne des clés pour comprendre les enjeux de l'offensive cléricale et appelle explicitement à une mobilisation pour la défense de l'école laïque, celle , seule qui est garante du vivre ensemble dès le plus jeune âge.
Le principe simple et fondamental : « A école publique, fonds publics; à école privée, fonds privés » est d'une actualité brûlante.
Jean-François Chalot
Aucun aspect n'est oublié et les documents de référence sur lesquels s'appuient les deux auteurs ne laissent aucun doute.
La Droite permet à l’Église catholique qui structure son réseau parallèle à siphonner les caisses de l’État et des collectivités territoriales, parfois en toute illégalité.
Quant à la Gauche, elle continue, au nom de la paix scolaire à faire des concessions à une école privée qui, elle, n'a jamais enterré la hache de guerre.
Il lui faut toujours plus et tout de suite !
La loi Carle votée par la majorité parlementaire aux ordres contraint les communes à financer les écoles privées des communes environnantes. Les municipalités sont ainsi obligées à financer directement une école concurrente à celle publique qu'elles ont fait ouvrir et qu'elles entretiennent!
Aujourd'hui, alors que la loi Debré ne reconnaissait que les relations entre l’État et les établissements scolaires privés sous contrat, l’État et ceci depuis les accords Lang – Cloupet (1992-1993) arrive à négocier directement avec la hiérarchie catholique. Merci à Lang qui depuis se prend pour un chantre de la laïcité!
Le 4 août 2011, la Fondation pour l'école, officine cléricale, classée d'utilité publique obtient du ministère de l'intérieur, la capacité d'abriter des fondations en son sein.
C'est une provocation contre la République que de choisir la date anniversaire de l'abolition des privilèges ( nuit du 4 août 1789) pour attribuer à l’Église et à sa hiérarchie un privilège exorbitant !
« La Fondation pour l'école devient une des rares fondations françaises capables de proposer aux grands bienfaiteurs (particuliers et entreprises) de créer une fondation sous égide dans le domaine de l'éducation. »
Les intégristes comme « les Chrétiens de la Cité » ne se sont pas laissés prier, ils ont appelé sur leur site, les « chrétiens » à échapper à l'ISF en indiquant l'adresse des troncs ...Oh pardon des fondations, à remplir!?
La défiscalisation des dons s'élève à 75% des assujettis à l'ISF jusqu'à 50 000 € par an....
La reconnaissance d'utilité publique est illégale mais la droite n'en a cure!?
Rappelons pour mémoire la loi :
« L'établissement sollicitant sa reconnaissance d'utilité publique doit poursuivre un but d'intérêt général, non contraire à la loi et n'empiétant pas sur les compétences normalement dévolues à la puissance publique »....
Cette défiscalisation constitue une subvention publique de plus, en marge de la loi.
Ce livre donne des clés pour comprendre les enjeux de l'offensive cléricale et appelle explicitement à une mobilisation pour la défense de l'école laïque, celle , seule qui est garante du vivre ensemble dès le plus jeune âge.
Le principe simple et fondamental : « A école publique, fonds publics; à école privée, fonds privés » est d'une actualité brûlante.
Jean-François Chalot
d'Eddy Khaldi et de Muriel Fitoussi
Éditions Demopolis
310 pages
novembre 2011
21 €
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