vendredi 27 janvier 2017

Roger PAQUEREAU, mon papa.

Les lecteurs de l’Anjou Laïque comprendront qu’il m’est impossible d’être impartiale tant ce papa passionné et non moins passionnant est aimé de sa fille.
Roger est né, en juillet 1925, dans une famille profondément citoyenne, Marcel le père, professeur technique à Chevrollier, Marcel le frère aîné, enseignant syndicaliste sont bien connus du milieu angevin pour leur militantisme et leur charisme.
Les grandes tablées familiales toujours animées entre les encartés SFIO, PC ; les anarchistes ; les syndicalistes FO, CGT… où un sujet rassembleur, la défense de l’Ecole Publique, était à l’unisson de leurs pensées.
Combat tout d’abord au sein de la FCPE, de l’amicale laïque des Justices notamment dans la lutte ardue pour obtenir une cantine digne de ce nom, auprès du maire de l’époque Jean Turc. Je n’oublie pas son rôle d’animateur aux fêtes de l’école et de père noël, chaque fin d’année, où il m’était interdit de le reconnaître ainsi que son soutien indéfectible au monde enseignant.
Cette défense de l’école pour tous, sans dogme, se concrétisait par son implication très active, pendant plus de 30 ans, au sein de l’Association Amicale des Anciens Elèves du Lycée d’Etat Chevrollier, héritant du flambeau de la présidence en 1975 succédant à des camarades comme

vendredi 16 décembre 2016

LAICITE : un peu de droit



Essayons de parler simplement tout en restant sérieux

Tout le monde connait bien le principe de la séparation des « Eglises » et de l’Etat, des articles 1 et 2 de la loi du 9 décembre 1905 : ni reconnaissance, ni subventions.

Son Titre III est moins connu : c’est lui qui confirme la propriété des lieux de cultes (cathédrales, églises, chapelles, synagogues, etc.) par l’Etat, les départements et les communes ; qui les mettent gratuitement à la disposition des « Eglises » affectataires. On ne parle pas de mosquées ; il n’y en avait pas en métropole.

Et c’est le Titre IV, article 19 « complété » par Vichy (loi du 25 décembre 1942, signée de Pétain et Laval, toujours en vigueur) qui dit en particulier que l’Etat, les départements et les communes doivent « réparations aux édifices affectés au culte public qu’ils soient ou non classés monuments historiques ». Ce qui inclut, me semble-t-il, par la généralité du propos, tous les lieux de cultes publics de toutes les religions, d’hier et d’aujourd’hui, dont les mosquées !

Cela entraine des charges très lourdes et parfois insupportables pour les finances publiques de tout niveau - surtout municipales - et personnellement je m’en tiendrais, à la faveur d’un nouvel inventaire, aux édifices classés par la voie démocratique, avec rigueur, pour leur haute valeur historique, architecturale ou touristique: les cathédrales du domaine de l’Etat et quelques églises romanes ou des siècles suivants, inclues dans les patrimoines départementaux ou communaux ; le reste étant rendu aux bons soins des « Eglises » avec les obligations de sécurité que cela implique. 

Mais qui abrogera cette disposition abusive de la loi de 1942 d’un régime honni et caduc ?       
Resterait alors à réviser brièvement l’article 5 de la loi du 13 avril 1908 (signée de Fallières, Briand et Doumergue) inclu dans l’article 13 de la loi de 1905 qui stipule que <<l’Etat, les départements et les communes pourront engager des dépenses nécessaires pour l’entretien et la conservation des édifices du culte (ajouter, « classés ») dont la propriété leur est reconnue par la présente loi ».

Telle est ma modeste contribution de parfaite bonne foi aux débats souvent malsains sur la laïcité à la française.
 
 Max  Bayard

mardi 13 décembre 2016

Quel beau métier !



Ils sont nés intoxiqués, ils resteront intoxicants. Ce sont des vendeurs de sinistrose.
Il y a Bayer et Monsanto qui rund up à tout va, pour que la terre ressemble à un cul de nouveau-né. Il y a les békés qui ont pollué au chlordécone les îles antillaises, jusqu’aux poissons de la mer qui en crèvent. Il y a les prêcheurs au teint rose comme les anges ou les barbus comme des singes qui distillent leurs prêchi-prêcha à longueur de prières.
Mais il y a aussi Gouda, qui pour s’en convaincre lui-même, répète que « ça va mieux » pour les français !
Il y a les instituts de sondages et les grands médias qui chloroforment l’opinion à base d’un cocktail de mensonges, d’intox et de poison de classes. Il y a bien longtemps qu’ils savent, eux, qu’elles existent bien. Quelques innocents les mains pleines de biftons voudraient nous faire croire le contraire. Il y a F.O.G. ce journaleux qui n’est pas sorti de la cuisse de Jupiter mais du brouillard. Il écrit dans toutes les presses de droite et parle à tous les micros qui trainent. Pov’ petit qui insulte la CGT et ses militants en semant la haine ; il finira peut-être par vanter la bête immonde ! Un illustre prédécesseur ( Dranem en verlan) l’attend certainement. Et il y a le petit Poujadas dont le rictus constipé reste permanent que l’info soit triste ou gaie. Chaque soir il inonde la tête des téléspectateurs de messages bien-pensants et de poncifs à l’eau de rose pour rassurer les « veaux » (sic du grand Charles) que nous sommes.
Mais surtout, il y a le docteur Lenglet, sans qui nous ne comprendrions rien.
Lui aussi passe son temps à nous expliquer le contraire du contraire. Il pond des émissions où il dresse les générations les unes contre les autres à coups de contre-vérités…Mais pourquoi, la pluralité a été tuée dans notre pays gaulois. Il se dit économiste, comme d’autres, capables le lendemain d’affirmer le contraire de ce qu’ils affirmaient la veille : un véritable distillateur de poison capitaliste, comme quoi l’usage de la pédagogie peut servir toutes les causes !
Tous ces pleureurs et trouillards n’aiment pas la contradiction, donc ils ne sont jamais confrontés à de solides gaillardes ou gaillards qui les déstabiliseraient.
Parfois quand par hasard cela se produit, ils bafouillent, perdent leurs moyens, se ridiculisent, mais ils le sont déjà !
Au secours, il doit bien rester quelques journalistes de gauche et honnêtes (synonyme), descendant sur le terrain et distillant un message porteur d’espoir pour notre bon plaisir et pour pousser la bataille des idées.
Ces métiers médiatiques sont pourtant si beaux, lorsqu’ils sont portés par ces hommes et femmes à la déontologie impeccable et aux respects des gens. Nous !

Jean-Paul Girard

samedi 10 décembre 2016

Laïcité et vérité



Une phrase de l’Anjou laïque n°117 a retenu mon attention ; elle dit que la République assure la liberté de croire « dès lors que sa pratique est conduite au sein de l’espace privé ».     C’est une idée répandue mais fausse dont il faut se séparer pour être sérieux.     D’abord, « La République ne reconnait aucun culte », cela veut dire qu’elle ne reconnait aucun culte particulier, contrairement à l’Ancien régime qui ne reconnaissait que l’Eglise catholique, la religion unique du prince devant aussi être celle du peuple. C’était aussi un peu ça sous le Concordat abrogé en 1905.
Mais la République reconnait toutes les religions à travers les activités du Bureau central des cultes du ministère de l’intérieur qui gère les lois et décrets ainsi que les aumôneries du 2ème alinéa de l’article 2 de la loi du 9 décembre 1905. Le ministre lui-même ou le Premier ministre reçoivent assez régulièrement

vendredi 9 décembre 2016

Affiches de sensibilisation sur VIH interdites à Angers



Le 20 novembre 600 personnes se sont réunies devant l’arbre de la laïcité, face à la mairie, pour manifester leur opposition à l’enlèvement des affiches du ministère de la santé. Motif de l’interdiction : l’enlacement de deux hommes. Cette initiative de la majorité municipale coïncidait avec la victoire de Fillon à la primaire de la droite. Des mauvaises langues ont aussitôt prétendu que c’était un appel du pied à saint  François de Solesmes. Manque de chance, aussi bien Fillon que Juppé se sont désolidarisés. Saint Christophe, le maire de la cité, aurait-il fait une erreur de conduite  distrait par des conseillers un tantinet intégristes ? On aimerait bien qu’il se confesse.

lundi 24 octobre 2016

Enseignement professionnel public sous statut scolaire : Service public en danger

Cécile Chène syndicat de l’enseignement professionnel FSU

Malgré l'annonce gouvernementale de la priorité donnée à la jeunesse et le fait que 700 000 jeunes soient scolarisé-es dans cette voie (¼ en CAP et ¾ en Bac Pro) soit 1/3 de la jeunesse lycéenne,
les élèves et personnels de l'enseignement professionnel public n'ont pas bénéficié depuis le début de ce quinquennat de mesures ambitieuses pour permettre d'améliorer leurs conditions d'études et de travail.

Pour exemple, la formation des PLP n'a fait l'objet d'aucune réflexion ministérielle, le bac pro 3 ans toujours décrié par la profession n'a pas suscité de bilans objectifs et approfondis, les classes surchargées dans certaines filières n'ont pas été allégées. Les lycées professionnels sont toujours exclus de la pondération accordée aux LGT, aucune réflexion n’a été menée pour intégrer ces lycées dans les nouveaux dispositifs de l’Éducation prioritaire.

Prétendant lutter contre le chômage des jeunes, le gouvernement poursuit un cap qui

vendredi 21 octobre 2016

Polémique - Droit de réponse de Henri Pena Ruiz à Jean Baubérot et Philippe Portier


UNE SEULE LAÏCITÉ, PLUSIEURS OPTIONS SPIRITUELLES

Henri Pena-Ruiz
Dernier ouvrage paru : Dictionnaire amoureux de la laïcité
(Editions Plon) Prix national de la laïcité 2015

On peut définir les options spirituelles comme les convictions librement adoptées par les êtres humains. Confessions religieuses diverses, humanismes athée ou agnostique, libre-pensée, sont des figures spirituelles libres, facultatives (optare: choisir). Principe d’organisation politique pour concilier la diversité des convictions et l’unité de leur cadre commun (« ex pluribus unum »), la laïcité n’a pas à prendre parti pour une option spirituelle plutôt que pour une autre. La République laïque ne règne pas sur les consciences, comme les rois le faisaient à l’époque de l’alliance du trône et de l’autel. Marianne ne privilégie ni la croyance religieuse ni la conviction athée. La neutralité, en l’occurrence, implique l’égalité de traitement, incompatible avec tout privilège public de la religion ou de l’athéisme.
Les principes qui fondent cette neutralité ne sont pas neutres, puisqu’ils consacrent la liberté plutôt que