jeudi 18 janvier 2018

Conférence d'Yvon QUINIOU du 7 décembre 2018 - Laïcité et philosophie « Penser par soi-même » (Kant)

La question de la laïcité dans son rapport à la philosophie doit être comprise à partir de son deuxième terme, en priorité : la philosophie. Car c’est à partir de là, à savoir de la réflexion rationnelle la plus exigeante qui soit, dans son principe, que la question concrète, en l’occurrence politique, de la laïcité, qui nous importe à tous, pourra être traitée dans un sens disons universel, même si, hélas, tous les pays ne sont pas également parvenus à la réponse de principe que je vais vous proposer. Je dis hélas, tout de suite, car la conjoncture internationale mais aussi nationale, nous met en face d’un dangereux retour du religieux dans la sphère publique, sous diverses formes, auquel les citoyens laïques que nous sommes ne s’attendaient pas il y a encore quelques années. Nous devons donc non seulement y faire face, mais y répondre vigoureusement et rigoureusement car le rapport à la religion est bien au  cœur  de la  laïcité et de l’émancipation quelle vise.
Je rappelle simplement quelques faits incontestables, quoique dans le désordre, qui imposent cette urgence d’une réponse à la fois théorique et militante. En France, il y a la résurgence d’un catholicisme intégriste qui entend, sinon remettre en cause la loi de 1905 de la séparation de l’Etat et des Eglises, en tout cas maintenir l’exception de l’Alsace et de la Lorraine et qui, surtout, entend investir

mercredi 20 décembre 2017

Intervention de Jack Proult aux 80 ans de la FOL 49

Trente-deux ans après la loi de 1905, à un jour de différence, 171 ans après la création de la ligue de l’enseignement en 1866, la fédération des œuvres laïques de Maine-et-Loire s’institua en 1937, le 10 décembre.
80 ans et en bonne santé, pas de rides,
80 ans et toujours debout, pas d’escarres.
La fédération des œuvres laïques est en forme, bien que sa forme ait évolué depuis sa création.
Nous pouvons aujourd’hui y distinguer plusieurs dimensions : œuvre complémentaire de l’école, éducation populaire, économie sociale, mouvement d’idées laïque.
Pour la santé économique, ce qui relève plus ou moins de l’économie sociale est indispensable.
Sous la tutelle du conseil d’administration, elle est dévolue aux services.
Eric Mathé, délégué général, en est le responsable.
Il assume cette mission avec main de maître ; maître qu’il aurait pu être s’il n’avait pas définitivement attrapé le virus de l’éducation populaire lors de son objection de conscience. Ce fut à la FOL de Rennes. Définitivement, car à la FOL de Vendée, comme colon, puis mono, il y avait déjà pris goût.
Bon, n’insistons pas, ce n’est quand même pas son anniversaire ! Aux mauvaises langues, je dirai que ce n’est pas le mien, non plus !

Avec l’aide de ses collaborateurs, Eric,

mardi 19 décembre 2017

Communiqué de presse - Collèges publics : une étude orientée

Le Collectif vigilance Laïcité de Maine et Loire : C. G. T. Educ'Action –Union des DDEN - FCPE – FOL–- FSU – JPA – LDH- OCCE - SNEP - SNES –  SNUipp –Solidarité Laïque - Sud-Education– UNSA Education- SE-UNSA
Organisations associées

Le Collectif pour la promotion de l'école publique dans les Mauges.
L'association des parents d'élèves des écoles publiques de Beaupréau.


Collèges publics : une étude orientée


Le Conseil départemental de Maine-et-Loire souhaite resectoriser la carte scolaire pour les collèges publics. Á cette fin, il a commandité une étude à un cabinet privé. Elle fut portée à la connaissance des élus et chefs d’établissements concernés au mois de novembre. Le responsable de l’enseignement catholique étonnamment invité1 n’a dit mot. Son silence de consentement est fort compréhensible. À Angers, l’Immaculée Conception et Saint Aubin de Lasalle, établissements privés récemment rénovés, profiteraient pour le premier de la fermeture de Jean Vilar et le second de

mardi 7 novembre 2017

Argumentaire : pour un collège public à Beaupréau

Vendredi 10 novembre 2017, rassemblement devant le Conseil départemental à 9h 30 contre une nouvelle sectorisation scolaire dans les Mauges. Proposée par le Conseil départemental, elle n’envisage plus la construction du collège public de Beaupréau

Argumentaire : pour un collège public à Beaupréau

Le président du Conseil départemental refuse obstinément de créer un collège public à Beaupréau-en-Mauges, commune nouvelle de 23 000 habitants de Maine-et-Loire Il est pourtant patent qu’une organisation rationnelle de l’enseignement public entre les communes nouvelles des Mauges rurales implique un collège public à Beaupréau en Mauges. Bien qu’il sen défende, la raison du refus du Conseil départemental est idéologique. Il veut à Beaupréau-en-Mauges protéger les effectifs des deux collèges privés qui y sont implantés.
Le président du Conseil départemental, tenant du libre choix de l’école pour favoriser l’implantation d’établissements privés, l’ignore lorsqu’il peut profiter à l’enseignement public.
Le seul moyen pour que le Conseil départemental n’abuse pas de ses compétences en matière scolaire  pour défavoriser l’enseignement public est l’intervention de l’État. C’est possible. Il suffirait d’appliquer les articles R 211 3 et L 211-3. Du code de l’Éducation. Le premier article permet de mettre en demeure la collectivité territoriale d'inscrire la dépense d’investissement relative à la construction. Le deuxième, en cas de refus de la collectivité territoriale, spécifie que l’État peut créer des établissements du premier et second degré « dont la propriété est transférée de plein droit à la collectivité territoriale compétente », contre un remboursement obligatoire évidemment.
Ces deux articles du code l’Éducation découlent de l’article L 141 1 qui stipule que  « l'organisation de l'enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l'État ».

Une longue histoire
Depuis maintenant 45 ans des parents d’élèves, des collectifs laïques demandent qu’il soit mis fin au

TRIBUNE LIBRE - ARSINOE : une ex-commandante de gendarmerie caution d’un groupe ésotérique



ARISINOE est une association bien singulière à laquelle Anjou Laïque s’était déjà intéressée dans son numéro 115 (téléchargeable dans le bandeau supérieur du blog > anciens numéros). Implantée en Maine-et-Loire, ARSINOE est aussi un personnage de la mythologie égyptienne, dont l’acronyme signifie ici, un "Autre Regard Sur l'INceste pour Ouvrir sur l'Espoir". L’objet de cette association est de "prend(re) en compte la victime, le parent incestueux et la famille" pour, après jugement, rapprocher les jeunes victimes de leur bourreau (sic).
ARISINOE est née fin 2001, dans la foulée immédiate de la triste affaire des sœurs Liaigre que leurs parents proposaient à des prédateurs sexuels. Prédateurs liés selon les déclarations de l’aînée des trois sœurs au journal télévisé de TF1 à "la secte Martiniste", un mouvement se référant également aux mythes de l’Egypte ancienne [1].
ARSINOE s’est rapprochée, sous couvert d’altruisme et de résilience, des cercles de pouvoirs (justice, santé, politique, église catholique), aidée aussi en cela par la caution de quelques psychiatres de la scène médiatique nationale.
Pointée par l’Assemblée nationale
Dès 2006, ARSINOE s’était fait suffisamment remarquer pour

lundi 10 juillet 2017

La G.D.B.



Réveil lundi 8 mai, fête de la victoire de mauvais augure. Hier, soir c’est la tronche de la fille du borgne qui est apparue sur le petit écran.
A mon âge, si mon courage est toujours là, mes facultés pour des batailles rangées ont sérieusement diminuées, mais il faut y aller, entrer en dissidence, avant de prendre les armes.
Dans mon administration, si j’étais encore en activité, j’aurais dû ferrailler contre les nouveaux collabos, qui du jour au lendemain se seraient découverts, contre les décisions allant à l’encontre du service public, contre mon exclusion et celles de mes camarades militants syndicaux. Il aurait été nécessaire d’entrer en clandestinité pour tremper ma plume dans le vinaigre pour condamner les nouveaux hérauts fascisants. Il m’aurait été utile de relire l’histoire de la résistance…
Obligé de changer toutes les adresses du gouvernement et puisque Vichy, c’est d’un autre temps, choisir Bézier sera opportun.
Sur le petit écran, chaque chaine  se livre une concurrence acharnée pour diffuser le jour du « saigneur ». Les cinés et théâtres de quartier voient leur existence mis en péril par les coupes sombres dans les budgets et par le ministère de la censure, qui a supplanté celui de la culture.
Les nouvelles agences privées (travail/patrie) appliquent le plan de retour à la maison des femmes, mesures prises pour lutter contre le chômage des hommes. Elles sont incitées à ne s’occuper que des enfants !
Les prud’hommes dissouts, les purges au sein de tous les barreaux de France et de Navarre entraînent un accroissement des mesures de justice expéditive. Les prisons débordent. Certains proposent de concevoir et tester des miradors équipés des nouvelles technologies.
Des porteurs de képi, si heureux de leur vote majoritaire, sont revenus. Après mon pote Abdel, ce coup-ci ils sont venus chercher Léopold mon voisin sénégalais. Nous n’avons plus de nouvelles ; mais je ne vais pas tarder de les rejoindre, moi le protestataire, le progressiste, le rouge.
En attendant, la faculté de derrière chez moi est investie par les étudiants, déjà en guerre contre les milices du GUD ressuscitées et de l’UNI subventionné par le commissaire de la Nation, qui a pris la place du préfet. Les forces de l’ordre, dont les effectifs ont été multipliés par deux attendent de charger l’arme au pied.
Dring, dring, on vient me chercher…Non c’est le réveil qui me tire de cet affreux cauchemar. La lutte continue donc !

dimanche 9 juillet 2017

Ce qui n’est pas un poisson d’avril

3 informations du Courrier de l’ouest du 3 avril 20171)- L’évêque d’Angers se désole de ce que « nos villages sont nombreux à ne plus avoir de curé. Le nombre d’ordinations diminue très sensiblement dans nos diocèses et cela crée des difficultés pour couvrir le territoire comme jadis.»  C’est alors qu’il vient de recruter un prêtre Burkinabé.
2)- Celui-ci déclare avoir été bien accueilli par des paroissiens plutôt âgés, « il manque la tranche 15-50 ans », et il  est très étonné d’arriver dans un pays « où l’Eglise est minoritaire. »
3)- Le maire d’une petite commune rurale dit que « l’entretien de l’église sans intérêt architectural lui coûte les yeux de la tête » au détriment d’autres investissements collectifs alors qu’il n’y a plus qu’une poignée de pratiquants du dimanche, « surtout des gens âgés et des enfants ; il manque les adolescents et les jeunes adultes. »   Et conclut : « Pas besoin d’être anticlérical pour en convenir, c’est cher la messe et cher le paroissien. Il faudrait dépoussiérer la loi de 1905. »
Car c’est bien cette loi plus que centenaire qui fait obligation à l’Etat et aux collectivités locales de la République - articles 13 et 19 - d’entretenir à grands frais et coût que coût le gros œuvre des édifices des cultes catholique, protestant ou juif antérieurs à 1905, l’islam étant arrivé trop tard, sauf la mosquée de Paris !
Résumons : sans la loi de 1905, les religions seraient à la rue et les finances publiques se porteraient mieux.
Transigeons : s’en tenir aux monuments classés en tant que patrimoine historique national, chefs d’œuvres de nos architectes, ingénieurs et ouvriers des temps anciens.
Max  Bayard